Communiqué : Nous refusons l’instrumentalisation de notre documentaire à des fins répressives.

Un des intervenants de notre documentaire « Des nimbes au monde » (sortie prévue courant décembre/janvier), fonctionnaire territorial et militant syndicaliste, est sous la menace d’une révocation de la fonction publique sous prétexte d’apparition dans notre film. Nous lui apportons notre soutien dans ce communiqué.

La semaine dernière, le documentaire que nous réalisons, “Des nimbes au monde”, a été cité dans plusieurs journaux : notamment Médiapart, Basta !, le Monde et le Média.

La raison : sa bande-annonce est actuellement utilisée par la mairie d’Hénin-Beaumont comme élément à charge contre Djélloul Khéris, militant syndicaliste qui témoigne dans notre documentaire et dont elle souhaite la révocation.

Alors qu’un conseil de discipline devait se tenir lundi 17 novembre, un rassemblement de soutien a eu lieu devant la mairie d’Hénin-Beaumont, et a réuni plus de 200 personnes. Le conseil de disclipline a été reporté. En agissant comme elle le fait, la mairie d’Hénin-Beaumont ne fait que confirmer la brutalité des méthodes qu’elle utilise vis-à-vis de ses opposant.e.s, et que nous mettons au jour dans notre film.

Nous apportons notre soutien à Djelloul, dont le sérieux de son travail et l’abnégation dont il fait preuve dans l’exercice de son mandat de délégué syndical ne lui a fait jamais défaut.

Louise Bihan et Aurore Hapiot Froissart

Réalisatrices de “Des nimbes au monde”

Extrait d’un article de nos confrères de « Basta! » en accès libre :

Djelloul Kheris a finalement appris la semaine dernière que son employeur demandait sa révocation pure et simple. Steeve Briois verse un nouvel élément au dossier disciplinaire : l’apparition du syndicaliste dans la bande annonce du documentaire, Des Nimbes au monde, qui raconte la reprise en main du centre culturel l’Escapade par la mairie RN. Djelloul Kheris y fait une apparition de quelques secondes durant lesquelles il évoque la répression syndicale qu’il subit au quotidien. « J’aurais soi-disant manqué à mon devoir de réserve. C’est souvent la raison qu’on invoque quand on veut punir un fonctionnaire », commente l’agent municipal.

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