
Tous les âges se côtoyaient lors de ce rassemblement, de même que les mots d’ordre : refus des politiques sécuritaires, dénonciation du silence et de l’adultisme, ou encore appel à la mise en place de la loi intégrale.

Une prise de parole du Collectif Lillois de Lutte Féministe introduit le rassemblement. La porte-parole expose que, tandis que l’état prétend « défendre les enfants », il ne les voit que comme « des corps à contrôler, à discipliner, à enfermer et à exploiter ». Notamment lorsque ceux-ci sont « racisé.e.s, queers, exilé.e.s, handicapé.e.s ou précaires ».

Amy Bah, Conseillère déléguée aux droits des enfants à Lille, prend à son tour le micro pour dénoncer le manque de moyens accordés à la justice. En réaction aux propos d’Emmanuel Macron, elle invite la foule à lancer « un grand cri » pour « répondre aux drames ».

Entre les clameurs, un homme exhorte de « rétablir la peine de mort pour les pédophiles ». Il est hué par la foule tandis qu’une poignée de personnes tente de débattre avec lui.

L’Hymne des femmes est entonné par la foule. Les poings se lèvent et quelques larmes coulent.

Une personne témoigne : il s’agit de son premier rassemblement. C’est pour ses enfants qu’elle a choisi de surmonter ses craintes et de prendre le micro.

Une ultime prise de parole d’une membre du CLLF invite à continuer à se rassembler, et venir toujours plus nombreux les lundis soirs. Pour elle, les mots d’ordre sont clairs : refuser la surenchère sécuritaire et les simples réformes, pour renverser à la racine l’ordre patriarcal.
Photos : AURORE HAPIOT-FROISSART / ESPACES.
Réalisatrice pour le cinéma, comédienne pour le théâtre, intervenante pédagogique audiovisuelle pour qui le veut. Journaliste, cadreuse et monteuse pour Espaces. Et quand j'ai le temps, je fais de la musique.

