Pride Lens 2026 (1) Pride Lens 2026 (1)

Après la coupe de France, la Pride s’invite a Lens.

La marche des fiertés défilait ce dimanche dans les rues lensoises et réunissait 500 personnes. Une marche au goût de double victoire, entre la coupe de France et la défaite (inattendue) du RN aux dernières municipales.

Ce dimanche 24 mai, la saison régionale des prides se poursuivait à Lens. Plus de 500 personnes se sont rassemblées dans la capitale des mines à l’appel de l’association Couleurs LGBT+, mêlant les strass et les paillettes au sang et or qui illumine la ville depuis vendredi. 

Il faut dire que l’actualité est chargée, pour cette ville de 30 000 habitants qui vient d’être sacrée championne de France de foot deux jours plus tôt. Fierté footbalistique et revendications politiques ont donné le ton de cette marche, qui a occupé les rues pour la deuxième année consécutive.

Actualité également chargée pour l’association Couleur. Outre les résultats des élections municipales, où la ville s’est retrouvée à un cheveu de basculer à l’extrême-droite, les conquêtes locales aux alentours du Rassemblement National font craindre de grandes difficultés pour les associations locales existantes à mener à bien leurs missions, mais aussi une réappropriation des luttes et des identités LGBT+.

En avril, c’était la Pride de Faches-Thumesnil (59), jusqu’ici organisée par l’ancienne mairie insoumise qui était annulée, avant qu’une marche organisée par le Collectif Lille Pride soit organisée à la hâte puis soutenue du bout des lèvres par la nouvelle mairie divers droite soutenue par le RN. Puis, le 16 mai, c’était une soirée cinéma à Harnes (62) qui était annulée pour être remplacée par une « semaine de Semaine de lutte contre l’intolérance et les LGBTQIA+Phobies », pilotée par la mairie RN et dont le public était composé essentiellement d’élus locaux et nationaux de la même couleur politique.

Dans ce contexte, la présence du Collectif Antifasciste du Bassin Minier, mais aussi la présence de nombreuses pancartes et slogans revendicatifs, font office d’appel à la vigilance et à la mobilisation pour les personnes queers du Nord-Pas-de-Calais.

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Une jeune personne drapée dans un drapeau trans, sur l’avenue du 4 septembre. PHOTOS : AURORE HAPIOT-FROISSART / ESPACES.
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A l’ombre des arbres de l’allée centrale, les manifestant.e.s arboraient plusieurs des drapeaux de la galaxie LGBT+, à commencer par le classique rainbow flag. PHOTOS : AURORE HAPIOT-FROISSART / ESPACES.
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Les drag queens du char, animant la foule au son de remix de standards musicaux de la communauté LGBT+. ABBA a remplacé « Les Corons » dans la capitale des mines. PHOTOS : AURORE HAPIOT-FROISSART / ESPACES.
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Le collectif antifasciste du Bassin minier clôturait la marche, marqueur de la vigilance témoignée à l’encontre de la montée de l’extrême-droite sur le territoire. PHOTOS : AURORE HAPIOT-FROISSART / ESPACES.
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Un couple danse rue René Lannoy, l’un aux couleurs du RC Lens, l’autre en tutu et tout de rose vêtu. PHOTOS : AURORE HAPIOT-FROISSART / ESPACES.
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Un sticker du groupe d’ultras du Red Star, sur un abribus, rappelle la coexistence de ces deux réalités peu souvent associées : foot et fiertés LGBT+. PHOTOS : AURORE HAPIOT-FROISSART / ESPACES.
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Une personne en robe à paillettes et un homme assis, spectateur accablé par la lourde chaleur. PHOTOS : AURORE HAPIOT-FROISSART / ESPACES.
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Le cortège en approche de la mairie, qui est passée à un cheveu d’être ravie par le Rassemblement National aux dernières élections municipales. PHOTOS : AURORE HAPIOT-FROISSART / ESPACES.
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Une pancarte « pas de racisme dans les luttes LGBTQIA+ ou ailleurs », qui rappelle cette dimension trop souvent occultée des revendications que devraient porter les prides. PHOTOS : AURORE HAPIOT-FROISSART / ESPACES.
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Une militante assise près du village associatif, collier de fleurs aux couleurs du drapeau LGBT+ et T-shirt désormais iconique du Collectif Antifasciste du Bassin Minier : « pas de fachos sur nos terrils ». PHOTOS : AURORE HAPIOT-FROISSART / ESPACES.
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Trois ami.e.s, dont un drapé du blason du RCLens, discutent avec un bénévole du planning familial. PHOTOS : AURORE HAPIOT-FROISSART / ESPACES.

Photo de couverture : Le cortège peu après le départ de la place de la mairie, à hauteur de la rue du 11 novembre. PHOTOS : AURORE HAPIOT-FROISSART / ESPACES.

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Réalisatrice pour le cinéma, comédienne pour le théâtre, intervenante pédagogique audiovisuelle pour qui le veut. Journaliste, cadreuse et monteuse pour Espaces. Et quand j'ai le temps, je fais de la musique.