09/07/2026

Youtube

2K abonné-es

Espaces Espaces

Information libre et critique sociale dans le bassin minier

Twitch

5,7K abonné-es

  • Accueil
  • Qui sommes-nous ?
  • Espaces TV
    • Le live
    • Peertube
  • Entretiens
  • Vidéos
  • Journal de Sarah Emad
  • Nous soutenir
  • Agenda collaboratif
Search the Site
Articles récents
Benjamingavrois
Les soignants en lutte contre la fermeture du centre d’accueil et de crise Ginette Amado (avec Benjamin Gavrois)
7 juillet 2026
Screenshot 2026 07 04 at 00 44 21 (26) WhatsApp
Un rassemblement prévu à Liévin contre la venue de Marine Le Pen et Jordan Bardella ce samedi.
4 juillet 2026
DOUAI. Procès en appel d'Enedis.
Douai : Un procès “pour l’honneur et la mémoire” de Daniel Delvoye, mort au travail à Ruminghem en 2019.
2 juillet 2026
  • Accueil
  • Le live
  • Vidéos
  • Nous soutenir
Search the Site
Articles récents
Benjamingavrois
Les soignants en lutte contre la fermeture du centre d’accueil et de crise Ginette Amado (avec Benjamin Gavrois)
7 juillet 2026
Screenshot 2026 07 04 at 00 44 21 (26) WhatsApp
Un rassemblement prévu à Liévin contre la venue de Marine Le Pen et Jordan Bardella ce samedi.
4 juillet 2026
DOUAI. Procès en appel d'Enedis.
Douai : Un procès “pour l’honneur et la mémoire” de Daniel Delvoye, mort au travail à Ruminghem en 2019.
2 juillet 2026
TOUT CHAUD
Comment la guerre d’Israël a privé Gaza du Hajj, de l’Aïd et des rituels qui structuraient autrefois la vie.
“Pensez à vos enfants”. À Hénin-Beaumont, 30 personnes rassemblées contre la venue de Jean-Luc Lahaye.
Rassemblement contre la venue de Jean-Luc Lahaye ce soir à Hénin-Beaumont
Après la coupe de France, la Pride s’invite a Lens.
Entretien avec l’association LGBT+ du Douaisis : “On espère voir beaucoup de monde le 6 juin !”
Home/Palestine / Liban/Journal de Sarah Emad/“Ici, la vie renaît des cendres” : comment les femmes de Gaza redéfinissent le sens de l’existence
Journal de Sarah EmadPalestine / LibanSocial

“Ici, la vie renaît des cendres” : comment les femmes de Gaza redéfinissent le sens de l’existence

Les femmes de Gaza "sont l’âme invisible d’un peuple qui refuse de disparaître". En première ligne du génocide, les femmes de Gaza aident, réparent, et surtout : reconstruisent. 7e numéro du journal...

sarah
Sarah Emad
12 novembre 2025 Updated on 8 mai 2026 4 Min Read

Arrêtons-nous un instant. Si vous voulez comprendre comment le sens de la vie est réécrit après un génocide, ne cherchez pas dans les livres, mais regardez dans les yeux des femmes de Gaza.

Après chaque bombardement, chaque déplacement forcé, et lorsque le foyer se transforme en un amas de poussière, c’est la femme palestinienne qui se dresse sur les ruines. Elle ne pleure pas seulement ce qu’elle a perdu, elle entame immédiatement la redéfinition de la Vie. Elle n’est plus seulement celle qui prend soin de la famille ; elle est devenue l’ingénieure de l’existence nouvelle, le moteur qui refuse de s’arrêter.

Parler de leur résilience n’est pas un compliment, c’est la description exacte d’une situation inimaginable. Au milieu de la famine, du manque de médicaments et des services effondrés, leurs rôles se multiplient : elles sont la mère, le père, le soutien de famille, la secouriste, la cuisinière et l’enseignante, tout cela sous une tente déchirée ou entre des murs fragiles.

La nouvelle définition de la vie commence ici, non par la reconstruction, mais par la survie quotidienne.

Ici, commence une nouvelle définition de la vie : non plus celle que l’on rebâtit, mais celle qu’on arrache, jour après jour, à l’ombre de la disparition.

Le temps des pleurs s’est tu ; désormais, seule l’action permet de rester en vie. Dans cette lutte acharnée pour la simple existence, les femmes ne sont pas des témoins : elles sont le squelette même de la survie.

Majd Al-Sarsawi, dont la maison s’est effondrée avec son mari et une grande partie de sa famille, refuse de se laisser consumer par le chagrin.

Dans le silence du deuil, elle s’est relevée non pas pour elle, mais pour ses deux filles. En une nuit, elle est devenue tout à la fois le père absent, le frère disparu, la confidente et le pilier. Chaque matin, elle affronte le monde avec un courage nu, transformant la douleur en une force brute. C’est elle que l’on voit marcher des kilomètres pour remplir un bidon d’eau ; c’est elle qui, les mains noircies, cherche du bois pour faire vivre un feu de fortune ; c’est encore elle, que l’on voit debout dans les files interminables, attendant un sac de farine ou une boîte de lait. Son dos ploie, ses bras tremblent, mais sa détermination ne cède jamais.

Les femmes de Gaza sont l’âme invisible d’un peuple qui refuse de disparaître.

Majd n’est plus seulement une mère, elle est une frontière entre la vie et l’effacement, une muraille de chair et de volonté qui refuse que l’enfance de ses filles soit ensevelie sous les gravats, elle est la preuve que dans la plus grande des ruines, il existe encore un cœur battant qui défie la mort : celui d’une femme.

Mais cette histoire n’est pas seulement celle de Majd : c’est celle de milliers de femmes à Gaza, qui portent, à bout de bras, la continuité de la vie.

Dans chaque ruelle détruite, dans chaque tente dressée à la hâte, il y a une femme qui ravive la flamme, qui enseigne, qui soigne, qui nourrit, qui réconforte. Leur nom change, mais leur courage se ressemble. Elles sont l’âme invisible d’un peuple qui refuse de disparaître.

Au cœur des décombres, là où les murs ne sont plus que poussière et où le ciel semble s’être refermé sur la ville, vit Abeer, une femme qui parle d’espoir comme d’un acte de résistance.

Elle dit souvent : « Ce que la guerre ne peut pas m’enlever, c’est ma capacité à rêver. » Son école n’existe plus, ses élèves sont dispersés dans des camps, mais chaque matin, elle déploie un petit tableau entre deux tentes, aligne des pierres pour en faire des chaises et réinvente la salle de classe.

Autour d’elle, une dizaine d’enfants rit, récite, écrit sur des cahiers tachés de sable et pour quelques instants, la guerre s’efface. Abeer leur apprend à lire, à compter, mais surtout à croire que demain mérite d’être attendu.

Elle sème, dans un monde en ruine, les graines d’un avenir qu’elle ne verra peut-être pas, mais qu’elle veut offrir à ceux qui viendront après. Dans ses yeux, on lit cette certitude fragile : tant qu’un enfant apprend, Gaza respire encore.

Ces histoires ne sont pas isolées. Elles sont le témoignage d’innombrables femmes à Gaza, qui chaque jour transforment la douleur en courage et l’absence en présence.

Elles nous rappellent que la survie et l’avenir passent par leur force invisible mais inébranlable.

Alors, face à tant de défis, sommes-nous prêts à reconnaître et soutenir la puissance de ces femmes qui tiennent la vie entière sur leurs épaules ?

sarah
Sarah Emad
+ postsBio ⮌

Sarah Emad est une voix journalistique émergente de Gaza. Journaliste et rédactrice indépendante, elle transmet la réalité sous le siège avec un style sincère et percutant, portant des messages d’humanité et de vérité au monde malgré les ruines et les frontières.

📩 Contact : saraemadza@gmail.com

  • Sarah Emad
    Comment la guerre d’Israël a privé Gaza du Hajj, de l’Aïd et des rituels qui structuraient autrefois la vie.
  • Sarah Emad
    Gaza : après la ligne jaune, Israël trace l’orange — et personne ne sait où elle s’arrête.
  • Sarah Emad
    Comment un État accusé de génocide peut-il prétendre instaurer la paix ?
  • Sarah Emad
    Journal personnel sous le génocide : “Pourquoi ma maison est-elle transformée en projet colonial alors que je vis sous une tente ?”

Diffuse l'info !

Hélène Desplanques au Fresnoy. Tourcoing, le 9 novembre 2025.
Previous Post

« Les Doléances » : le cri du cœur des Gilets Jaunes dans un documentaire projeté à Tourcoing, avec sa réalisatrice.

Miniature jdr site
Next Post

FRANCE EN LUTTE, SOUVENIR TRANS, ET FÉMINISME LOCAL // Journal des résistances du 24.11.25

Pub
Suivez-nous
445
abonné-es
7 545
followers
1 249
abonné-es
1930
abonné-es
“IL N’Y A QUE CE QU’ON IRA CHERCHER QU’ON OBTIENDRA”
Mener la bataille à la SNCF...
Louise Bihan
IMG
Comment la guerre d’Israël a privé...
Sarah Emad
P1133771
“Pensez à vos enfants”. À Hénin-Beaumont,...
Louise Bihan and Aurore Hapiot-Froissart
Design sans titre
Rassemblement contre la venue de Jean-Luc...
Louise Bihan
Pride Lens 2026 (1)
Après la coupe de France, la...
Aurore Hapiot-Froissart
Pride Lens 2026 (1)
Après la coupe de France, la...
Aurore Hapiot-Froissart
Marche fiertés douai
Entretien avec l’association LGBT+ du Douaisis...
Louise Bihan
Screenshot 2026 05 31 at 23 56 05 HARNES LE RN ANNULE UN CINÉ DÉBAT LGBT LES ASSOS RIPOSTENT ! YouTube
Harnes : mobilisation devant le cinéma...
Louise Bihan
Une femme du Moyen-Orient entretient des tentes dans un camp de Gaza, symbolisant la résilience au milieu du conflit.
Gaza : après la ligne jaune,...
Sarah Emad
Un projet capitaliste et destructeur
“Capitaliste et destructeur” : Mobilisation du...
Louise Bihan

Ça peut vous intéresser

Benjamingavrois
Entretiens
Les soignants en lutte contre la fermeture du centre d’accueil et de crise Ginette Amado (avec Benjamin Gavrois)
By Louise Bihan
Screenshot 2026 07 04 at 00 44 21 (26) WhatsApp
Antifascisme
Un rassemblement prévu à Liévin contre la venue de Marine Le Pen et Jordan Bardella ce samedi.
By Louise Bihan
DOUAI. Procès en appel d'Enedis.
Social
Douai : Un procès “pour l’honneur et la mémoire” de Daniel Delvoye, mort au travail à Ruminghem en 2019.
By Louise Bihan
1
Brèves
Lille : Rassemblement ce lundi en mémoire de Lyhanna devant le palais de justice.
By Aurore Hapiot-Froissart
Espaces Espaces

Accueil

  • Le projet
  • Le live
  • Mentions légales

Suivez-nous

Instagram
Facebook
X / Twitter
Discord

Tags

agenda
brèves
cgt
discrimination syndicale

Soutenez-nous !

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
Espaces - 2026. Tous droits réservés. Thème par rivaxstudio.